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Regards croisés d’étudiants vétérinaires

Accessible sur concours nationaux et depuis cette année via Parcoursup, différentes voies sont possibles pour intégrer les écoles nationales vétérinaires de France. Issus de divers horizons, Ana Alkan et Rémy Garcin reviennent sur leur parcours et les atouts de la formation de vétérinaire à VetAgro Sup.

Peux-tu te présenter en quelques mots ? Quelle formation as-tu suivi et comment as-tu intégrer VetAgro Sup ?

Ana Alkan : Je m’appelle Ana Alkan je suis étudiante en fin de 3e année sur le campus vétérinaire de VetAgro Sup. Je suis également co-présidente du Dispensaire Vétérinaire Etudiant et fondatrice du projet Balto. J’ai suivi une formation un peu atypique car j’ai commencé par réaliser un baccalauréat ES suivi d’une année de préparation à la PACES (première année commune aux études de santé) ne connaissant pas, à l’époque, les différents types de concours vétérinaires. J’ai ensuite décidé de rejoindre l’Université Sorbonne (Pierre-Marie Curie à Paris) pour une licence de biologie afin de préparer le concours B d’entrée en école vétérinaire.

Rémy Garcin : Je m’appelle Rémy Garcin, je suis en 3ème année d’école vétérinaire à VetAgro Sup et président du bureau des étudiants (BDE). J’ai intégré l’école par le concours A après deux ans de classe préparatoire BCPST à  Marseille.

Pourquoi as-tu choisi d’intégrer la formation de docteur vétérinaire ?

AA : J’ai toujours beaucoup aimé le domaine médical, le soin et forcément j’ai toujours évolué entourée d’animaux. Mais c’est en réalisant ma première année de PACES (pour intégrer médecine) que j’ai vraiment pris conscience de mon envie de devenir vétérinaire. C’était pour moi LE métier qui permettait de soigner sans se restreindre à une seule spécialité. Un métier très ouvert avec de multiples facettes.

RG : Devenir vétérinaire a tout d’abord été un rêve d’enfant, puis mon projet s’est précisé au fur et à mesure de ma formation. J’ai été séduit par la démarche vétérinaire, récolter les informations, analyser, poser un diagnostic et proposer un traitement, le tout en prenant en compte des aspects sociaux et économiques. Si je n’avais pas eu accès au doctorat vétérinaire, je me serais dirigé vers la mécanique. Aujourd’hui, c’est plus précisément la médecine rurale qui m’attire par le contact humain et l’adaptation nécessaire à chaque élevage.

Quelles sont les spécificités de la formation et de l’école ?

AA : Pour le moment je suis la formation « classique » des études vétérinaires c’est-à-dire un tronc commun de 4 ans puis une « spécialisation » en dernière année. La dernière année, filière, est plus libre et nous permet de choisir des modules supplémentaires mais c’est également possible durant le tronc commun notamment via les mobilités d’études à l’international. Pour ma part j’ai choisi de suivre des modules surtout en entreprenariat social et solidaire afin de mieux connaitre les étapes nécessaires au montage et développement de projets sociaux.

RG : VetAgro Sup était mon premier choix d’affection. L’école proposait de nombreuses opportunités de carrière avec l’ENSV-FVI à proximité (formation des inspecteurs de santé publique vétérinaire), un diplôme reconnu en Europe par sa qualification A3EV et des facilités pour exercer en Amérique du Nord par l’AVMA. Le cadre de vie, entre la ville et les monts du Lyonnais, la proximité des Alpes et de la Franche-Comté m’ont également conquis.

Que retiens-tu de tes années d’études à VetAgro Sup ?

AA : Beaucoup de bienveillance, de challenge et surtout de découvertes. Je n’ai pas encore terminé mon cursus donc je ne pourrai parler que des trois premières années mais déjà il y a tant à dire ! La formation est variée, elle nous permet de découvrir de nombreux aspects de notre profession, de participer à des congrès, de réaliser des stages mais nous laisse également la possibilité de  nous investir dans une vie associative tellement riche. Ce sont autant de moyens qui nous permettent de nous connaitre, de nous souder et d’apprendre avec envie notre futur métier.

RG : Je retiens de mes années à VetAgro Sup mon investissement dans la vie étudiante et dans le sport qui  m’ont apporté de belles rencontres, des colocataires qui sont devenus une seconde famille et des moments de liberté pendant nos nombreux stages… et bien sûr des connaissances vétérinaires !

En 3 mots, comment qualifierais-tu VetAgro Sup ?

AA : Famille, excellence, diversité.

RG : Opportunités, apprentissage et fraternité.

Quels sont tes projets pour la suite ?

AA : Pour la suite je vais entamer ma 4e et ma 5e année c’est-à-dire nos deux années de pleine pratique au sein du Centre Hospitalier Universitaire Vétérinaire (CHUV). J’aimerais beaucoup continuer à développer le projet Balto qui est un projet social pour venir en aide aux animaux de personnes sans-abri. Et puis surtout exercer mon métier de vétérinaire, pouvoir faire ce que j’aime tous les jours.

RG : Au terme de mon doctorat, j’aimerais engranger de l’expérience en rurale dans les différents bassins d’élevage pour, à terme, me rapprocher de la côte Ouest et des Pyrénées. Mais mon projet peut encore évoluer au hasard d’un stage, d’un congrès et de rencontres ponctuant notre cursus.

Quels conseils donnerais-tu aux candidats et futurs étudiants ?

AA : Je dirais de ne pas hésiter, de se lancer. Ce sont des études dures mais qui en valent la peine. Croyez-en vous et ne laissez personne ne vous dire que vous n’avez pas votre place ! Et puis surtout… j’espère à bientôt !

RG : Je conseille à tous les futurs étudiants de considérer toutes les filières permettant d’accéder à l’école, d’identifier celle qui lui correspond le plus. Je pense qu’il faut aussi accepter que certains soient plus performants mais l’intégration se fait sur un concours donc le travail et l’abnégation paieront à ce moment-là. Les étudiants vous attendent déjà pour vous faire découvrir la vie étudiante lyonnaise.