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VetAgro Sup renforce son engagement DD&RSE avec un projet de transition agricole avec ReSoil

Dans le cadre de sa stratégie climat, alignée avec l’Accord de Paris, VetAgro Sup intensifie ses actions en faveur de la réduction de ses émissions et du développement des puits de carbone.

L’établissement combine désormais deux leviers complémentaires : la diminution de ses émissions directes et indirectes, et le soutien à des projets agricoles favorisant la séquestration de carbone dans les sols. 

C’est dans cette dynamique qu’il s’associe à ReSoil pour accompagner un projet de transition agricole d’une ferme située à Lussat, dans le département de la Creuse.

La démarche

Dans le cadre de cette démarche de contribution carbone, VetAgro Sup a acheté 508 crédits carbone issus d’un projet certifié par le Label bas-carbone pour soutenir la transition agricole de Mathieu, agriculteur situé à Lussat dans la Creuse.

Le projet permettra de séquestrer environ 508 tonnes équivalent CO2 dans les sols au cours des 5 prochaines années. La valeur précise du volume de crédits carbone générés par le projet sera établie suite à la vérification par un auditeur indépendant.

Au-delà de l’aspect carbone, ce projet a un impact favorable sur l’environnement et la biodiversité plus large, avec des co-bénéfices environnementaux sur la surface de couverts végétaux, les ressources favorables aux pollinisateurs et la réduction de la déforestation importée.

Le projet en détails

Mathieu est agriculteur dans la Creuse en polyculture élevage BIO. 

L’élevage bovin, emblématique du Limousin, concerne un nombre limité de bêtes (une quinzaine) dans un objectif de vente 100% française. Ce petit élevage permet de cultiver des prairies temporaires, culture indispensable pour la gestion des mauvaises herbes et la fertilité des sols en agriculture biologique. 

Mathieu cultive historiquement d’autres cultures telles que le sarrasin, la caméline ou encore les mélanges de céréales et de légumineuses comme l’épeautre associé au pois d’hiver. A l’avenir, il va diversifier davantage son assolement avec l’introduction du chanvre et du lupin tout en augmentant la surface de trèfle. 

Cette diversification culturale va permettre, entre autres, de mettre en place les leviers ci-dessous qui amélioreront le stockage de carbone dans les sols de l’exploitation :

  • Mise en place de couverts végétaux d’interculture sur 1/4 de la surface cultivée de ce projet. Avant les cultures de printemps, un couvert végétal multi-espèce sera implanté avant les cultures de printemps à savoir le sarrasin, la caméline et les pommes de terre.
  • Restitution d’une fauche de trèfle violet sur 1/3 de la surface. Le trèfle est une espèce qui permet d’être récolté en fourrage 3 ou 4 fois dans l’année pour l’élevage en fauchant la plante. Une des ces fauches sera restituée au sol permettant ainsi d’augmenter le stockage de carbone mais aussi sa fertilité.
  • Hausse de la quantité d’engrais organiques épandus. Mathieu va épandre davantage de fumier de bovin sur ses parcelles permettant ainsi d’augmenter le stockage de carbone par la création d’humus.

Le projet de Mathieu s’inscrit dans la même logique que sa conduite de culture en Agriculture Biologique où l’absence d’usage d’intrants de synthèse est déjà acquise.

L’augmentation du stockage de carbone par la restitution de couverts végétaux et d’engrais organiques permettra non seulement d’améliorer le bilan carbone de la ferme mais aussi le fertilité long terme des sols agricoles cultivés.

Le mot de l'agronome qui suit le projet

Mathieu a pu bénéficier de conditions automnales bien plus favorables depuis le début de la campagne culturale que les deux campagnes précédentes. Cela lui a permis d'implanter ses prairies temporaires de trèfles dans des conditions adéquates. Il a semé selon les types de parcelles du trèfle violet et du trèfle hybride, séparément ou en mélange, la première espèce étant plus productive et la seconde plus rustique. Par rapport au projet initial, Mathieu a semé davantage de prairies temporaires, dont il va restituer au sol plusieurs coupes, que de couverts végétaux étant donné le risque qui pèse sur les cultures de printemps. En termes de stockage carbone, cette évolution sera tout autant favorable voire même davantage.