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Portrait : Etienne Paux, Directeur général adjoint du campus agronomique

Chercheur en génétique moléculaire, Etienne Paux est depuis le 16 août 2021 directeur général adjoint du campus agronomique. Dans ce portrait exclusif Etienne nous en dit davantage sur son parcours académique et professionnel, ses missions de DGA, ses motivations et ses projets pour le campus agronomique.

En quelques mots, qui êtes-vous et quel est votre parcours ?

Je m’appelle Etienne Paux, j’ai 44 ans, bientôt 45, j’ai quatre enfants. Je suis docteur en génétique moléculaire et directeur général adjoint campus agronomique de VetAgro Sup. Maintenant, si je remonte 27 ans arrière…

J’ai fait la totalité de mes études en région toulousaine : mon DEUG à Albi, ma licence, ma maîtrise, mon DEA et ma thèse à Toulouse. Mon cursus est essentiellement universitaire, ma seule petite incartade dans le monde des écoles d’ingénieurs s’est faite à l’INP de Toulouse pour un DEA en Sciences des Agroressources. J’ai effectué ma thèse au CNRS sur la caractérisation des déterminants moléculaires de la formation du bois chez l’eucalyptus. A la suite de quoi, j’ai été recruté en post-doc à l’INRA de Clermont-Ferrand pour poser les bases du séquençage du génome du blé. La suite est en somme assez classique : concours de chargé de recherches en 2007, concours de directeur de recherche en 2015. Lorsque j’ai quitté INRAE, j’animais une équipe d’une quinzaine de personnes s’intéressant à la caractérisation et à l’exploitation de la diversité génétique chez le blé et ses espèces apparentées.

De quelle région êtes-vous originaire ?

Je suis originaire du nord de la France. Né à Amiens dans la Somme, j’ai vécu jusqu’à l’âge de 7 ans, dans une petite ville du département du Nord. Ma famille a déménagé à Albi en 1984 et j’y ai vécu jusqu’à l’âge de 18 ans. Je suis ensuite parti à Toulouse jusqu’en 2004. Et depuis 2004, je suis installé dans la région de Clermont-Ferrand. Je suis donc Nordiste de naissance, Sudiste d’adoption, et Puydômois de cœur.

Pourquoi avez-vous choisi d’intégrer la direction de VetAgro Sup ?

Durant ma carrière à l’INRA, deux projets ont occupé la plus grosse partie de mon temps : le séquençage du génome du blé et le projet Investissements d’Avenir BreedWheat. Le premier s’est terminé en 2018, le second en 2020. Ces projets ont représenté des défis à plus d’un titre : scientifique, technologique, humain… Avec l’arrêt de ces projets, j’étais en recherche d’un nouveau grand projet dans lequel m’investir pleinement, un nouveau grand défi à relever. Mais cette fois, je voulais un projet plus intégratif. Je voulais apporter ma pierre à un édifice plus vaste. Alors quand j’ai appris que VetAgro Sup était à la recherche d’un nouveau directeur général adjoint, je me suis dit que c’était peut-être ça mon édifice plus vaste, et ce à un double titre. D’abord parce que les activités de VetAgro Sup contribuent non seulement à notre présent mais aussi à notre avenir. D’une part, par les travaux de recherche qui explorent les solutions à court, moyen et long terme à nos problèmes de société. Et d’autre part parce que les étudiants qui sont formés aujourd’hui sont les cadres de notre société de demain. Puis aussi, parce que VetAgro Sup a une approche holistique de la santé globale : santé humaine, santé animale, santé végétale et santé de l’environnement. Et c’est cette vision intégrative qui peut permettre de faire bouger les choses. Ce n’est pas en regardant par le petit bout de la lorgnette qu’on réglera les problèmes.
Maintenant, pour être honnête, je n’ai jamais occupé un poste comme celui-ci. C’est un vrai défi pour moi. Mais je crois que sortir de sa zone de confort est le meilleur moyen de se dépasser et d’accomplir de grandes choses. Et je suis sûr qu’avec les personnels et les apprenants de VetAgro Sup, nous pouvons accomplir de très grandes choses.

En tant que DGA, quelles sont vos missions plus exactement?

Mes missions sont multiples et très diversifiées. Je suis notamment en charge de la gestion quotidienne du campus agronomique. Je suis garant du bon fonctionnement de l’école, responsable de son personnel et de ses étudiants, de leur travail, de leur sécurité, de leur bien-être. Je suis le représentant de VetAgro Sup dans différentes instances de nos partenaires.
A l’échelle du grand établissement, je suis le représentant du campus agronomique. Je participe à la définition de la stratégie d’enseignement et de recherche. Je suis aussi en charge de certains dossiers plus spécifiques qui sont inscrits dans notre projet d’établissement. Je pourrais probablement remplir quelques pages avec mes missions. En tous cas, ce que je peux vous dire, c’est qu’elles m’occupent bien, et qu’elles me passionnent.

Pouvez-vous nous dire en quoi votre parcours est un atout pour ce poste ?

Comme je le disais précédemment, j’ai suivi un parcours purement universitaire. Étudiant, j’avais essayé d’intégrer une école d’ingénieurs mais n’avais pas le niveau requis. Alors, puisque je n’ai pas pu rentrer par la porte, je suis rentré par la fenêtre…
Si le fait d’être étranger au monde des écoles d’ingénieurs peut parfois être compliqué, je pense que c’est aussi un atout précieux. J’arrive avec un œil neuf, une vision différente des choses, non formatée. Depuis que je suis arrivé, beaucoup de choses m’ont surpris, certaines en bien, d’autres moins. Ce regard extérieur, je crois que c’est une force et je voudrais le mettre à profit avant d’être trop rentré dans le moule.
Et puis bien sûr, il y a ma casquette de chercheur. Ça aussi, ça me donne une approche différente qui peut avoir son intérêt.

Quels sont vos projets pour le campus agronomique ?

Des projets, des envies, j’en ai des tonnes. Mais je crois que je vais plutôt vous résumer ça en un grand projet qui englobe tout : je veux faire de VetAgro Sup un établissement attractif pour les étudiants comme pour les personnels.

Pour ça, quelques idées en vrac… Un cursus qui soit en phase non seulement avec les attentes que les professionnels auront dans cinq ou dix ans, mais aussi avec la quête de sens qui anime les jeunes d’aujourd’hui. Une organisation qui laisse la possibilité à nos enseignants-chercheurs d’exprimer tout leur potentiel dans des projets de recherche. Un établissement où personnels et apprenants prennent plaisir à travailler, se sentent bien et vivent en harmonie.
Je sais que j’ai l’air d’un rêveur en disant ça. Mais comme disait Oscar Wilde : « Il faut toujours viser la lune, car même en cas d’échec, on atterrit dans les étoiles. »