Double cursus - études vétérinaires et école nationale supérieure (ENS)
Depuis 2015, Écoles Nationales Vétérinaires (ENV) de VetAgr oSup et Maison-Alfort se sont associées aux et écoles nationales supérieures (ENS) de Lyon et de Paris-Saclay, pour un double cursus vétérinaire / chercheur.
L’enjeu est de former des profils originaux à même de répondre aux enjeux complexes de santé animale et de santé humaine dans une perspective « une seule santé ». Ces élèves formés au plus haut niveau en biologie fondamentale d’une part et en pathologie clinique des animaux, d’autre part, développent une vision intégrée originale des problématiques de santé animale et humaine, et plus largement des enjeux éthiques et environnementaux de notre monde actuel.
Chaque année, quatre élèves issus des deux établissements ENS peuvent intégrer sur concours ce double cursus, qui comprend six années de formation. Depuis sa création, ce sont donc une quarantaine d’élèves qui ont intégré ce double cursus. Les élèves qui l’ont terminé déjà pour la plupart des postes à hautes responsabilités mettant à profit leur double compétence (chercheur, enseignant-chercheur, haut fonctionnaire etc.).
Ce double cursus s’adresse à des élèves ayant intégrés l’ENS de Lyon ou de Saclay par le concours BCPST, et qui ont réussi la même année, le concours des Écoles Nationales Vétérinaires.
Pendant leur première année à l’ENS (L3), ils passeront un concours (dossier et oral) organisé pendant leur année de L3 (mars/avril). Ce concours ouvre 2 places à VetAgro Sup et 2 places à l’école nationale vétérinaire de Maison-Alfort.
Pour en savoir plus sur ce concours :
La formation comprend 6 années, dont 4 sont rémunérées en tant qu’élève normalien. Après une année à l’ENS les candidats potentiellement intéressés bénéficient d’un accompagnement pour préparer le concours, il s’agit d’un dossier et d’un oral qui se déroule en mars/avril de leur année de L3 à l’ENS. Puis, pendant leur année à VetAgro Sup, les élèves valident une formation complémentaire à la recherche en suivant les UE du M1 Recherche Biomédicale de l’Université Lyon 1. Au cours de leur parcours, les élèves obtiennent donc les diplômes de L3 et Master Biosciences à l’ENS de Lyon et à l’UCBL1 et le Diplôme d’Études Fondamentales Vétérinaire à VetAgro Sup. En fin de cursus vétérinaire ils soutiennent une thèse d’exercice vétérinaire et la majorité poursuivra en thèse de sciences de trois ans (dans un établissement français pour laquelle les élèves peuvent candidater aux Contrats Doctoraux Spécifiques Normalien de 3 ans).
Pendant toute leur formation, les élèves profitent pleinement des avantages offerts par les deux formations : vie associative, dimension internationale (stages à l’étranger, année Erasmus), formation avancée à la recherche (stages complémentaires pendant la formation vétérinaire etc.).
Tout au long de leur formation, les élèves bénéficient d’un suivi personnalisé et coordonné par leurs deux établissements de formation.
Déroulé du parcours | Année d’étude |
Sortie de classes préparatoires aux grandes écoles | |
ENS de Lyon : 1A (Licence 3 Biosciences) | 1 an |
Concours d’entrée double cursus ENS/vétérinaire | |
VetAgro Sup : Cursus vétérinaire A2, A3, A4, A5 + Master 1 UCBL1 (en parallèle A2 et A2) | 4 ans |
ENS : Master 2 Biosciences | 1 an |
Thèse d’exercice vétérinaire (soutenance) souvent même sujet que M2 ENS | |
Thèse de sciences (3 ans) | |
À l’initiative du ministère de l’Agriculture, de l’Agro-alimentaire et de la Souveraineté alimentaire, une mission d’évaluation de ce double cursus a été réalisée en novembre 2025, tout juste dix ans après le premier concours. À cette date, parmi les quelques élèves ayant tout juste terminé le double cursus, certains occupent déjà des postes mettant pleinement à profit leurs compétences complémentaires en recherche et médecine vétérinaire : ils sont chercheurs, enseignants-chercheurs ou encore haut fonctionnaires (Inspecteurs de la Santé Publique Vétérinaire par exemple).
Après avoir interrogé de nombreux acteurs impliqués dans ce double cursus, le rapport conclut que « les perspectives sont fortement orientées vers la recherche et l’enseignement supérieur, avec une grande diversité de spécialités : neurosciences, éthologie, écologie de la santé, microbiologie, cancérologie évolutive, parasitologie, santé publique. Les élèves interrogés ont vécu cette formation comme une « opportunité unique, enrichissante et structurante. Selon les personnes interrogées, ce double cursus forme des « profils rares, avec un haut niveau de connaissance, détenteurs d’une grande maturité et ayant des capacités précieuses d’adaptabilité et d’interdisciplinarité. »
