Dans un contexte de changement climatique, de vieillissement de la population, d’évolution des attentes sociétales en France et dans l’Union européenne et dans un contexte de mondialisation, trois enjeux scientifiques sont associés à la mission de santé publique agronomique et vétérinaire de l’établissement.

 

Un premier axe de recherche consiste à accompagner la transition des systèmes de production agricoles et agro-alimentaires : Les systèmes de production doivent nécessairement évoluer, en particulier selon les principes de l’agro-écologie, pour s’inscrire dans une démarche de durabilité et répondre aux attentes sociétales et aux défis à venir. Il s’agit donc :

  • d’accompagner et de développer la capacité de production des systèmes,
  • de proposer des schémas de production alternatifs à l’agriculture intensive, qui concilient respect des terroirs et de leurs produits, performances économiques et productivité,
  • de fournir des produits de qualité tant sur le plan sanitaire que nutritionnel,
  • de limiter l’empreinte environnementale en réduisant la consommation d’énergie fossile et de l’eau, en réduisant les émissions de gaz à effet de serre et l’usage des intrants et des xénobiotiques,
  • de contribuer à la production de services éco systémiques (biodiversité, paysages…),
  • de développer la résilience des agro systèmes notamment face aux aléas climatiques,
  • d’améliorer leur contribution au développement territorial.

 

Un second axe vise à maitriser les risques sanitaires : Le changement climatique, le développement des moyens de transport, l’anthropisation des milieux amènent à prendre en compte des risques sanitaires émergents, notamment zoonotiques, sur nos territoires. De plus, dans notre société, le consommateur attend que les aliments soient de bonne qualité nutritionnelle, sensorielle et sanitaire.

La maîtrise de ces risques passe :
  • par une prise en compte du continuum existant entre l’environnement et la faune sauvage, les agro systèmes et les animaux d’élevage, les animaux de compagnie et la population humaine,
  • par une meilleure compréhension des mécanismes de transmission et des cycles des pathogènes, notamment du rôle de réservoir de certaines populations sauvages, du rôle et de la diversité des vecteurs,
  • des circuits de contaminations,
  • par la modélisation de la propagation des infections.

 

Un troisième axe thématique cherche à promouvoir la qualité de vie et à lutter contre les maladies invalidantes de l’homme et de l’animal : Avec l’allongement de la vie de nos populations, le développement de notre arsenal thérapeutique, l’enjeu sociétal est de pouvoir préserver la qualité de vie de l’individu vieillissant ou malade. L’évolution du statut de l’animal nous amène à prendre tout autant en compte sa santé et son bien-être.

Il s’agit donc suivant le concept « One health » :
  • d’apporter une meilleure connaissance des mécanismes et évolutions des pathologies liées à l’âge, ou à l’évolution de notre mode de vie,
  • de prévenir et de traiter les effets secondaires de traitements thérapeutiques, notamment par leur délivrance ciblée,
  • de développer des procédés innovants permettant de contribuer à la régénération de tissus altérés,
  • de proposer et garantir pour l’animal un environnement respectueux de son bien-être.

 

La politique scientifique de VetAgro Sup vise à :
  • concentrer ses moyens de recherche sur sa mission de santé publique agronomique et vétérinaire, dans un contexte de changement global, autour des trois axes : transition des systèmes de production agricoles et agro-alimentaires ; maîtrise des risques sanitaires ; promotion de la qualité de vie et lutte contre les maladies invalidantes,
  • s’inscrire dans un partenariat avec les universités et les organismes de recherche dans une stratégie de « tout UMR »,
  • valoriser les ressources humaines scientifiques et médicales ainsi que les équipements et plateformes techniques de ses campus, sous le couvert des UMRs, au bénéfice d’une plus grande lisibilité de la recherche de l’établissement.

 

Dans les trois axes, actuellement nos unités travaillent plus particulièrement sur les objets de recherche :
  • Territoires de moyenne montagne, territoires péri-urbains
  • Systèmes d’élevage herbagers, prairies,
  • Consommation et produits alimentaires de terroirs,
  • Interactions entre conduites d’élevage et état sanitaire
  • Interactions entre végétaux et leur microenvironnement biotique et abiotique
  • Animaux d’élevage, animaux de compagnie et de sport
  • Contamination bactériologique des aliments
  • Portage zoonotique et vectorisation d’infections
  • Contrôle des populations, rongeurs et faune sauvage
  • Ingénierie des modèles animaux spontanés et induits, recherche médicale translationnelle