L’antibiorésistance, what else ? Sommes nous tous concernés ? Avons nous tous un rôle à jouer ?

Le 13 décembre 2018, à VetAgro Sup, campus vétérinaire de Lyon, des experts reconnus viennent à votre rencontre pour discuter de la nécessité d'agir individuellement et collectivement pour enrayer ce phénomène. Leurs échanges vont changer notre vision du problème et nous aider à en comprendre les enjeux. Nous saurons comment adapter notre conduite à cet enjeu sanitaire majeur.
Une après-midi entière dédiée à l'échange et à l'interactivité avec ces experts d'horizons divers à l’issue de laquelle nous aurons les clés pour éclairer notre point de vue et nos pratiques.

Programme :

13h30 : Ouverture du séminaire : Discours Introduction par la Direction Générale de VetAgro Sup

13h45 : Résistance aux antibiotiques : défi mondial et plan d’action de l’Organisation mondiale de la Santé. Dr S Cognat (OMS)

14h15 : Antibiorésistance en Santé Animale. Dr JY Madec (Directeur Scientifique Antibiorésistance de l'ANSES)

14h45 : Environnement et antibiorésistances : pourquoi s’intéresser au sol, à l’eau et à la faune sauvage ? Dr M Vittecoq (Chargée de recherche, Tour du Valat)

15h15 : Pause et session posters

15h45 : Antibiorésistance en Santé humaine. Pr F Laurent (Hôpital Croix Rousse- CNR Staphylocoques)

16h15 : Évaluation de risque de l’antibiorésistance dans le domaine vétérinaire par Dr D Bouchard (ANSES-ANMV)

17h15 Problématique de l’antibiorésistance sous le regard des SHS par Dr Claire Harpet, Ingénieure de recherche à l’Université Jean Moulin Lyon 3 (Laboratoire IrPhil - Faculté de Philosophie)

17h45 : Table ronde et débat avec le public

18h15 : Clôture du séminaire

13h45 - Résistance aux antibiotiques : défi mondial et plan d’action de l’Organisation mondiale de la Santé 

Sébastien Cognat, Team leader, Laboratory and Surveillance Strengthening Preparedness and Core Capacity Building Unit, Worl Health Organization

La lutte contre l’antibiorésistance nécessite une collaboration multisectorielle en santé humaine et animale, mais aussi au-delà de ces secteurs en raison de l’impact sur l’alimentation, le commerce ou le tourisme par exemple. Cette problématique est aujourd’hui au cœur des priorités mondiales de santé publique, avec un relais dans l’ensemble des pays, car seule une action mondiale peut avoir un impact dans un monde où les échanges de biens, de personnes et donc de micro-organismes ne connait pas ou peu de frontières. L’OMS, à travers le Plan d’action mondial pour combattre la résistance aux antimicrobiens, soutient les pays à travers de nombreuses initiatives visant à renforcer la surveillance de la résistance, et à optimiser l’usage des antimicrobiens de façon durable.

 

14h15 - Antibiotiques et animaux domestiques : des exemples pour convaincre de changer ses pratiques 

Jean Yves Madec, Directeur Scientifique Antibiorésistance de l’ANSES

Tout usage d’antibiotiques sélectionne l’antibiorésistance. Elle est présente chez les animaux domestiques, incluant certains aliments dérivés. Les risques sont multiples, pour nos animaux mais également pour l’Homme. De nombreux exemples le prouvent, ils doivent convaincre les prescripteurs d’actualiser leurs pratiques.

 

14h45 - Environnement et antibiorésistances : pourquoi s’intéresser au sol, à l’eau et à la faune sauvage ? 

Marion Vittecoq, Chargée de Recherche, Institut de recherche pour la conservation des zones humides méditerranéennes

 

L’eau, le sol ou encore la faune sauvage constituent des compartiments où une grande diversité de bactéries antibiorésistantes et de gènes de résistance sont présents et qui sont fortement impactés par les activités humaines. Ainsi, l’environnement joue un rôle dans les échanges, le maintien et l’évolution des antibiorésistances bien que les dynamiques complexes qui sous-tendent ce rôle soient méconnues. Il apparait donc essentiel de mieux comprendre le fonctionnement de ce compartiment et de le prendre en compte pour lutter efficacement contre le développement des antibiorésistances.

 

16h15 - Antibiotiques en médecine vétérinaire : des pratiques qui font de la résistance ?

Damien Bouchard, Deputy head of pharmaceuticals assessment unit Antimicrobial resistance expert, ANSES, Agence du Médicament, OIE

L’usage d’un antibiotique crée une pression de sélection pouvant favoriser l’apparition ou la dissémination de la résistance. L’impact d’une antibiothérapie peut être plus ou moins important sur la résistance bactérienne en fonction de la molécule choisie, de la nature du traitement, du mode d’administration mais aussi en fonction du nombre d’animaux traités, de son état clinique, de la dose et la durée de traitement. Il est donc primordial avant toute prescription de se poser les bonnes questions pour assurer un usage prudent et rationnel afin de conserver l’efficacité et la disponibilité de cette arsenal thérapeutique pour la médecine vétérinaire.

 

16h45 - Problématique de l’antibiorésistance sous le regard des SHS 

Claire Harpet, Ingénieure de recherche Université Jean Moulin Lyon 3 Laboratoire IrPhil - Faculté de Philosophie

La conception que le corps vétérinaire se fait du soin tout comme les représentations des éleveurs à l’égard de leur métier et du bien-être animal impactent nécessairement le phénomène de l’antibiorésistance. Ces paramètres d’ordre socio-culturel doivent être étudiés pour prendre toute la mesure des résistances bactériennes et de leurs conséquences sociétales ». (Projet Panacée)

 

Soumission d’abstract

Usage des antibiotiques et de l’antibiorésistance

Texte : maximum 350 mots

La date limite est fixée au 30 novembre 2018

  • Tous les travaux autour de la thématique de l’usage des antibiotiques et de l’antibiorésistance (incluant recherche fondamentale, recherche clinique ou valorisation bibliographique) sont acceptés.
  • Tous les résumés doivent être en français
  • Un auteur peut soumettre plusieurs résumés
  • Le résumé doit être soumis par voie électronique à l’adresse globalhealth@vetagro-sup.fr. Une fois le résumé accepté, l’auteur devra s’inscrire au séminaire pour pouvoir présenter ses travaux et envoyer sous format électronique son poster.
  • Structure recommandée : objectifs/matériels et méthodes/résultats principaux /conclusions.
  • Abréviations : limitées et décodées.
  • Une sélection du meilleur poster sera décerné au cours du séminaire