Anesthésie

Qui sont les anesthésistes de la CLINEQUINE ?

Trois anesthésistes vétérinaires et une technicienne en santé animale se relaient à la Clinéquine afin d’offrir 24h/24h et 365j/365j les meilleurs soins possibles aux chevaux qui doivent subir une anesthésie générale ou une sédation debout. Ces anesthésistes sont tous des vétérinaires équins expérimentés qui ont suivi une formation complémentaire en anesthésie vétérinaire et qui détiennent le diplôme de spécialiste européen en anesthésie et analgésie vétérinaire ou qui travaillent à cette qualification.
L’anesthésie des équidés demande une qualification particulière car les chevaux présentent un risque beaucoup plus élevé de développer des problèmes (ou même de mourir) sous anesthésie par rapport aux chiens, aux chats et à l’homme.

Quelques informations sur le déroulement d’une anesthésie.

Tous les chevaux subissant une anesthésie générale à la CLINEQUINE sont examinés par l'un des anesthésistes vétérinaire avant l’induction de l'anesthésie, afin d’identifier les problèmes qui peuvent augmenter leur propre risque anesthésique. Les propriétaires / soignants de chevaux sont alors informés de ces risques supplémentaires.
L’équipe reste toujours disponible pour répondre aux questions des propriétaires. Ensuite, tout au long de son anesthésie, chaque cheval est surveillé en continu. Les paramètres vitaux sont suivis cliniquement par l’anesthésiste et par un monitoring de pointe équivalent à celui utilisé chez l’homme (ECG, capnographie, oxymétrie, pression artérielle invasive, non invasive, température, fraction inspirées et expirées des agents anesthésiques, de l’oxygène, spiromètrie, mesure des gaz du sang et autres paramètres hématologiques). Le cheval est ensuite assisté et observé pendant toute la période de réveil.

Autres rôles des anesthésistes

Les anesthésistes assurent également la sédation et le confort des chevaux qui subissent des interventions chirurgicales debout comme par exemple des laparoscopies, des castrations…. Ils sont aussi responsables de la gestion de la douleur. Ils réalisent des épidurales, des anesthésies locales ou régionales des nerfs, quand cela est possible.
Enfin les anesthésistes collaborent avec les autres vétérinaires de la CLINEQUINE pour minimiser la douleur post-opératoire du cheval opéré mais aussi pour assurer l’analgésie des chevaux en soins intensifs ou hospitalisés pour raison médicale.

Infrastructure liée à l’anesthésie à la Clinéquine

L'hôpital équin a deux salles d'opération. Les salles possèdent chacune un box de réveil équipé de façon à pouvoir assister, si cela est indiqué, le cheval pendant son réveil avec des longes placées à la tête et à la queue.
Les structures des parois et du sol des boxes de réveil ont été étudiées de façon à minimiser les risques de blessure pendant cette phase à risque de l’anesthésie. Les chevaux opérés de fracture ou présentant un risque supplémentaire sont réveillés, s’ils le tolèrent, dans un harnais (Anderson Sling) suspendu qui permet de limiter au maximum les risques de re-fracture.

Chirurgie

Arthroscopie et tenoscopie

L'arthroscopie est une technique chirurgicale minimum invasive pour évaluer l'intérieur d'une articulation, d’une gaine tendineuse ou d’une bourse synoviale. Chez le cheval, cette intervention est réalisée sous anesthésie générale.

Les symptômes qui doivent vous amener à consulter

L'arthroscopie est généralement effectuée sur des chevaux qui ont une pathologie intra-articulaire tel que, les fractures, la présence de fragments OCD (ostéochondrose), des kystes osseux, des lésions méniscales ou ligamentaire ou des arthrites septiques. L'arthroscopie est connue comme outil thérapeutique qui permet par exemple le retrait de fragments osseux ou de débris articulaires. Une intervention précoce permet d'éviter le développement de l'arthrose. L'arthroscopie est aussi le meilleur outil de diagnostic et de pronostic pour ce qui se passe dans une articulation. La même technique est utilisée pour les affections des tendons quand ceux-ci passent dans une gaine synoviale. On parle alors de ténoscopie.

Comment va procéder le vétérinaire ?

Des radiographies et des échographies de bonne qualité sont absolument nécessaires pour apprécier pleinement toutes les pathologies articulaires et prévoir l'emplacement exact des instruments par rapport aux fragments intra-articulaires.

Comment se passe l'intervention ?

Un endoscope de 4 mm de diamètre fixé à une caméra est introduit dans l’articulation à travers une petite incision dans la peau et la capsule articulaire.
Le cartilage articulaire, la capsule articulaire, les ménisques et ligaments intra-articulaires peuvent être visualisées sur un grand écran de télévision. L’introduction de petits extracteurs à travers une deuxieme petite incision permet de retirer des petits fragments osseux de l'articulation.

Quelles sont les précautions à prendre jusqu'à la date du rendez-vous ?

Après la chirurgie d’arthroscopie, un cheval aura besoin d'un programme de convalescence basé sur une période minimum de 4 à 8 semaines de repos avec de courtes périodes de marche en main. Avant de prendre votre rendez-vous pour la chirurgie, assurez-vous que vous avez une écurie à disposition pour la période de convalescence.

Stabilisation de fractures

Les fractures des membres chez les chevaux peuvent être un évènement catastrophique allant jusqu’à nécessiter l'euthanasie du patient.
L’utilisation de matériel d’ostéosynthèse, vis et plaques métalliques, issue de la technologie la plus récente nous aide à tout mettre en œuvre pour réparer les fractures des différents membres chez les équidés. Il faut aussi immobiliser le membre avec un plâtre de bande résine en fibre de verre.

Pourquoi les fractures chez les équidés sont-elles si complexes à soigner ?

Les principaux problèmes dans la réduction de fracture chez les équidés résident dans :

  • Des mouvements incontrôlés du cheval lors du réveil de l'anesthésie.
  • La nécessité pour le cheval de se tenir debout sur ses quatre membres tout le temps.

De plus, la nature complexe de la plupart des fractures des équidés est souvent la cause d’une infection postopératoire. La plupart de ces problèmes mènent à une défaillance prématurée de la réparation chirurgicale. Celle-ci est souvent trop faible pour résister aux forces qui lui sont imposées. Par conséquent, il faut bien avoir en tête qu’il n’est pas toujours possible pour le cheval de sport de continuer une carrière d’athlète.

Dentisterie

Contrairement aux dents de l’homme, les dents du cheval poussent et s’usent durant toute sa vie. S’il y a un déséquilibre entre pousse et usure, des pointes très tranchantes peuvent se former sur les dents, qui lèsent la muqueuse, et qui empêchent le cheval à mastiquer correctement. Les conséquences sont multiples : amaigrissement, coliques récidivantes, carie et infections dentaires etc.

Les symptômes qui doivent amener à consulter.

Si votre cheval maigrit malgré une alimentation adaptée, ou s’il fait des coliques récidivantes, un examen dentaire fait obligatoirement partie de l’investigation.
Si vous observez des anomalies lors de la prise de repas (le cheval laisse tomber des morceaux de carotte par exemple, il mange très lentement ou difficilement) il est également conseillé de faire un examen dentaire.
Si votre cheval présente un jetage purulent ou une fistule et/ou déformation de la mandibule il peut s’agir d’une infection d’une racine. Les racines des dents sont longues de plusieurs centimètres, et celles des molaires supérieures se trouvent dans le sinus. Donc si votre cheval souffre d’une infection d ‘une racine molaire supérieure, il aura une sinusite, et le premier symptôme que vous observerez va être un jetage purulent.
Depuis les récents changements de loi, les dentistes reconnus sont habilités à faire l’entretien régulier des dents et tirer des dents de lait. Si lors de l’entretien régulier le dentiste observe une anomalie il peut référer votre cheval à la clinique pour des investigations et éventuelles chirurgies.

Le déroulement d'une consultation en dentisterie.

Un examen approfondi de la bouche sera réalisé ce qui nécessite la mise en place d’un pas d’âne (speculum pour la bouche) et souvent une légère tranquillisation afin d’examiner les dents au fond de la bouche. Comme on ne voit que les couronnes dentaires dans la bouche, des radiographies seront faites afin d’évaluer les racines si l’on suspecte des problèmes.
Si on observe que des anomalies d’usures, un râpage sera souvent suffisant pour corriger le problème. Si par contre il s’agit d’une infection de racine ou d’une fracture de dents, une extraction dentaire est souvent nécessaire. Elle se fera sous anesthésie générale ou sous sédation selon la dent atteinte et le caractère du cheval.

Imagerie

Médecine

Vous trouverez sur cette page les informations sur :

 

L'établissement d'un diagnostic

Quand votre vétérinaire traitant nous « réfère » votre cheval pour « établir un diagnostic », il nous confie votre animal pour prendre la suite de son travail dans le cas où ses traitements ne semblent pas aboutir, ou pour avoir un second avis si le problème est compliqué.

Ainsi, il compte sur nous pour :

  • Utiliser à la fois nos compétences de spécialistes et les équipements qui sont à la disposition du centre hospitalier de Clinequine
  • Pour apporter une solution au problème du cheval et améliorer son état général

Dans le cas de pathologies un peu compliquées et qui durent, il est nécessaire de trouver pourquoi et comment le cheval a développé son problème en « établissant un diagnostic » pour l’aider au mieux et de façon durable.

Les symptômes qui doivent amener à consulter

Les symptômes qui doivent vous alerter sont surtout une baisse de forme ou de capacité à faire un effort, une perte de poids, une perte d’appétit, sans attendre qu’ils soient trop sévères.
L’apparition d’anomalies plus spécifiques : respiratoires, cutanées, digestives, urinaires, comportementales, etc…..si elles durent ou si elles sont accompagnées de douleur, doivent également conduire un propriétaire à consulter son vétérinaire.

Quels examens va-t-on faire ?

Après consultation des examens précédemment effectués par le vétérinaire traitant et entretien avec le propriétaire pour comprendre l’historique du problème, un examen clinique complet est effectué. On effectue en général des analyses sanguines de base en fonction de ce qui a déjà été fait.

Puis, selon les symptômes et les signes d’appel détectés, des examens ciblés seront proposés en suivant un fil conducteur vers la compréhension du problème. Le propriétaire et le clinicien se mettent d’accord, selon un devis, sur le déroulement de l’examen et les tests prévus.
Le plus fréquemment, les examens sont conduits sur une même et assez longue journée. Quelquefois, le cheval doit être hospitalisé pour 2 ou 3 jours pour avoir le temps d’effectuer les tests nécessaires.

Ce sont les moyens techniques non invasifs qui sont toujours privilégiés : radiographie, l’échographie et endoscopies des organes concernés pour mieux les visualiser. Puis des petits prélèvements par endoscopie ou biopsie peuvent être effectués pour évaluer si les tissus observés sont modifiés et en trouver la cause.

Les laboratoires d’analyses spécialisées qui nous aident peuvent être soit au sein de VETAGROSUP soit situés à l’extérieur.
Les résultats d’analyses prennent le plus souvent quelques jours mais certains peuvent nécessiter plus longtemps. Dans ce cas, le cheval rentre alors à la maison en attendant les résultats et donc la prescription du clinicien responsable qui en discutera également avec votre vétérinaire traitant.

Précautions spéciales à observer jusqu’à la date de votre rendez-vous

Lorsque vous prenez rendez-vous, assurez-vous de demander si certains examens requis peuvent nécessiter une mise à jeun préalable par exemple ou un prélèvement sanguin de la part de votre vétérinaire. De plus, il est très utile pour nos cliniciens d’obtenir de votre part et de celle de votre vétérinaire un historique complet et les analyses préalables effectuées. Enfin, sachez que le fait « d’établir un diagnostic » requiert un peu de temps ; prévoyez donc d’y consacrer votre journée.

 

Les affections pulmonaires d’évolution chronique

Elles sont sans aucun doute les affections respiratoires les plus souvent rencontrées chez le cheval adulte, mais peuvent être observées chez de jeunes chevaux selon des modalités d’apparition et d’évolution particulières.

Il ne faut plus les dénommer sous le vocable d’ « emphysème pulmonaire » car celui-ci n’existe quasiment jamais. Il s’agit en revanche d’inflammation des voies bronchiques et bronchiolaires dont l’origine peut être allergique au sens vrai du terme, ou du à des aérocontaminants de quelque nature que ce soit, en particulier toutes les poussières et les moisissures.

Les symptômes qui doivent vous amener à consulter

Cette inflammation a des répercussions physiques se traduisant par de la toux et parfois du jetage, et des répercussions fonctionnelles avec des essoufflements, une intolérance à l’effort ou une mauvaise récupération après un exercice traduisant un trouble ventilatoire obstructif. Parfois au cours de l’évolution des « crises d’asthme » d’évolution aiguë peut être observée, parfois c’est une première crise qui est la révélation de l’affection.

Quelques pistes de traitement…

Pour les reconnaître et les caractériser, des examens radiographiques pulmonaires sont intéressants mais c’est surtout les analyses des prélèvements de liquide alvéolaire qui sont le plus informatives. Ces examens sont réalisés au cours d’une hospitalisation de deux ou trois jours.

Parmi les propositions de prise en charge thérapeutiques, les mesures hygiéniques sont indispensables, complétées valablement selon le cas de traitements anti-inflammatoires et bronchodilatateurs dont la voie d’administration peut varier en fonction de la sévérité des symptômes (l’aérosolthérapie est une alternative intéressante).

 

Les problèmes digestifs

Contenu en cours de rédaction

 

Les maladies contagieuses

Ce sont les maladies qui se transmettent d’un individu à un autre, par contact direct ou indirect (matériel, personnel,…) ou encore par l’intermédiaire de vecteurs biologiques (moustiques, tiques,…). La plupart des maladies d’origine bactérienne, virale ou parasitaire est contagieuse.

toux

Lors d'affection bactérienne, soit la bactérie et sa sensibilité aux antibiotiques est connue et le choix de l’antibiotique est ciblé, soit, dans la plupart des cas simples, le vétérinaire connait la liste des bactéries pouvant provoques les symptômes observés et choisira un antibiotique de spectre suffisamment large pour être efficace. Un traitement antibiotique doit toujours être poursuivi jusqu’à la fin de la prescription, même si la fièvre a disparu.

Précautions spéciales à observer jusqu'à la date de votre rendez-vous :
Téléphonez à la clinique afin de prévenir que votre cheval est possiblement contagieux. Ainsi, toutes les précautions d’hygiène seront prises dès l’arrivée de votre cheval dans le milieu hospitalier.

Les symptomes qui doivent amener à consulter :

jetage

La fièvre (>38°5C) est un signe qui doit être recherché, en particulier dans la phase aigue. Cependant l’absence de fièvre ne signifie pas absence de maladie infectieuse. Puis l’identification d’autres signes tels que de la toux, du jetage, des abcès ou des avortements permet d’orienter les suspicions diagnostiques.

Une maladie contagieuse sera suspectée lorsque plusieurs chevaux présentent ensemble ou dans un intervalle de temps réduit les mêmes symptômes ou des symptômes semblables d’intensité variable.

Quels examens va-t-on pratiquer ?

cheval blanc

La stratégie de prélèvements est essentielle pour aboutir à un diagnostic étiologique et doit être envisagée avant même l’administration de tout traitement. Si un diagnostic sérologique est demandé, une prise de sang sur tube sec suffira. Si la circulation d’un virus ou d’une bactérie dans le sang veut être mise en évidence (virémie ou bactériémie), il faudra du sang total, c'est-à-dire sur anticoagulant, généralement su EDTA.

Ensuite, en fonction des hypothèses, d’autres prélèvements peuvent être effectués : un écouvillon naso-pharyngé en cas de suspicion d’affection respiratoire virale ou bactérienne comme la grippe ou la rhinopneumonie, ou un prélèvement d’urine en cas de suspicion de leptospirose.

Les prélèvements doivent être conservés dans des milieux spécifiques et envoyés le plus rapidement possible au laboratoire, parfois sous couvert du froid, pour avoir les meilleures chances d’obtenir un résultat interprétable de la part du laboratoire. Souvent, il est nécessaire de répéter ces prélèvements avant de pouvoir conclure. C’est le cas particulièrement lorsque la méthode utilisée pour le diagnostic est une sérologie : l’organisme met plusieurs jours, parfois plusieurs semaines pour fabriquer les anticorps qui seront recherchés par le test mis en œuvre au laboratoire. C’est pourquoi il faut attendre le résultat du second prélèvement, effectué à 8 ou 15 jours, pour affirmer que votre cheval a été en contact avec tel virus ou bactérie.

Quelques pistes de traitement ...

Lors d’affection virale, le traitement proposé est souvent un traitement « symptomatique » c'est-à-dire un traitement qui vise à soulager l’inconfort ou la douleur du cheval le temps de la guérison. Le plus souvent, ce traitement consiste en l’administration d’anti-inflammatoires non stéroïdiens qui ont l’avantage à la fois de soulager la douleur et de faire baisser la fièvre. Dans les cas plus graves, par exemple si le cheval n’est plus capable de manger ou de boire, ou encore s’il présente une diarrhée très importante, il faudra le mettre sous perfusion et effectuer régulièrement des analyses biochimiques pour corriger les déséquilibres. Un traitement antibiotique peut être mis en place pour prévenir les complications de surinfections bactériennes.

 

Soins poulain nouveau-né (agé de moins de 3 semaines)

Qu'est-ce que c'est ?

L’état général d’un poulain nouveau-né peut se dégrader en quelques heures. Il est donc très important de savoir reconnaître les situations critiques et d’intervenir aux premières manifestations d’un problème. Les facteurs qui peuvent placer un poulain dans une catégorie dite « à risque » sont liées au poulain, à la poulinière, ou encore à la période entourant la parturition.

Les symptômes qui doivent amener à consulter

Il est important de surveiller tout problème de santé de la poulinière et de se faire conseiller si : la jument a eu des gestations précédentes difficiles, en cas de perte prématuré du colostrum, de rejet du poulain, d’absence de mamelle, d’absence de passage du placenta dans les 3 heures après la naissance, en cas de sécrétions vaginales purulentes. Egalement, de façon plus générale en cas de : maladie, fièvre, chirurgie, anesthésie, et affections chroniques telles que la fourbure ou mauvais état nutritionnel.
Enfin, toute mise bas difficile : poulinage provoqué, césarienne, séparation prématurée du placenta et de l’utérus, allongement anormal du « travail » (> 20 min après la rupture des eaux), dystocie (parturition difficile), défaut d’intégrité du placenta, exigent une surveillance rapprochée et assistée du poulain nouveau-né.

Les signes qui doivent nous alerter chez un poulain sont : Un poulain de poids faible ou de petite taille, un poulain orphelin, un retard ( plus de 2 à 3 heures après la naissance) ou une absence de tétée et de la prise de colostrum, la prématurité ( moins de 320 jours de gestation), un retard de mise bas ( plus de 360 jours de gestation) ou naissance de jumeaux, une incapacité à se lever après 2 heures, des muqueuses jaunes,, le fait de passer de l’urine par l’ombilic, un gros ombilic qui saigne ou qui suinte, des tentatives infructueuses pour passer des crottins ou au contraire la présence de diarrhée et la tendance à se coucher en se roulant sur le dos.
L’hypothermie, l’hypoxie, les infections, l’hypoglycémie et la déshydratation sont des dangers sérieux et immédiats pour un poulain nouveau-né.
Normalement, la température rectale d’un poulain est comprise entre 37 et 38.5°C. Une respiration rapide (>34 / min) ou bien un effort respiratoire excessif sont anormaux. Une évaluation rapide de ce problème ainsi qu’une assistance médicale immédiate et soutenue sont nécessaires. Il est important de maintenir le poulain au chaud, au sec et en position assise « en sphinx » (décubitus sternal) plutôt que couché sur le côté, de façon à optimiser la respiration jusqu’à ce que l’assistance vétérinaire arrive ou que le poulain soit transporté.

Quels examens va-t-on faire ?

En cas de doute, la conduite la plus sûre est de demander conseil à votre vétérinaire aux premiers signes suspects ou anormaux et de le faire intervenir dans les plus brefs délais.
Une assistance de première intention et des soins médicaux pourront être effectués par votre vétérinaire en fonction de l’état général du poulain. Si besoin, la Clinequine de VETAGROSUP peut également effectuer une évaluation clinique, des tests diagnostiques et apporter les soins intensifs nécessaires dans les cas suivants :

  • Evaluation d’un défaut de transfert des anticorps d’origine maternelle. Administration de colostrum ou transfusion plasmatique.
  • Hémoculture et culture bactériologique de liquide synovial pour l'évaluation de septicémie et d’arthrite septique.
  • Soutien des fonctions vitales par assistance respiratoire, nutritionnelle et par perfusion intraveineuse.
  • Evaluation radiographique et échographique des articulations, poumons, cordon ombilical et des anomalies cardiaques.
  • Soins intensifs et surveillance de l’efficacité et de la toxicité des agents pharmaceutiques utilisés.

Précautions spéciales à observer jusqu’à la date de votre rendez-vous.

Le plus fréquemment, les poulains nouveau-nés arrivent dans le service d’urgence, pour une prise en charge immédiate.

Ophtalmologie

Les uvéites chez le cheval

uvéite cheval

Ce sont probablement les affections oculaires pouvant poser le plus de problèmes au cheval, au cavalier, et au vétérinaire.
Il s’agit d’inflammation des milieux internes de l’œil, parfois associés à une inflammation de la cornée. Elles correspondent à ce que l’on appelait autrefois la « fluxion périodique ».

Leur importance est aussi bien médicale que règlementaire puisque l’uvéite isolée appartient actuellement encore à la liste des vices rédhibitoires.

Les symptômes qui doivent vous amener à consulter...

Les formes cliniques sont très nombreuses et variables en intensité et en sévérité.
Il ressort que devant toute fermeture anormale d’un œil (ou des deux), devant un « œil qui pleure » et devant un « œil rouge » le cheval doit être présenté au vétérinaire.

Quelques pistes de traitement….

Un examen oculaire complet (ophtalmoscopie directe et indirecte, mesure de la pression intra-oculaire, examen au biomicroscope, éventuellement échographie et électrorétinographie et ponction d’humeur auqueuse) sera réalisé.
Cet examen permettra de choisir l’option thérapeutique qui, dans le meilleur des cas, nécessitera l’administration d’un traitement local, parfois après une hospitalisation permettant un traitement d’attaque quasiment continu pendant quelques jours afin de lutter contre l’inflammation dont les conséquences sur l’intégrité des structures oculaires et de la vision peuvent être catastrophiques, amenant le cas échéant à proposer une énucléation.

Orthopédie

Vous trouverez sur cette page les explications sur les consultations de boiterie, et plus généralement sur le pied de votre équidé.

 

Consultation de boiterie à la Clinequine.

La boiterie est le signe d’une pathologie du système locomoteur qui provoque une douleur dans un ou plusieurs membres. Elle est généralement causée par les maladies des articulations, des tendons, des ligaments ou des os.

Les symptômes qui doivent vous amener à consulter...

La boiterie peut se manifester par une diminution d’appui sur le membre douloureux (allant d’une légère assymétrie d’appui quand le cheval trotte sur un cercle jusqu’à une perte totale d’appui du membre).
Cependant, pour de nombreux chevaux de sport, la boiterie ne se manifeste que par une réduction de la performance du cheval en compétitions équestres.

Quels examens , quelle chirurgie va précauniser le vétérinaire ?

Un traitement efficace de la boiterie ne peut s’envisager qu’après avoir réalisé un diagnostic précis. Celui-ci sera posé à la suite d’un examen clinique approfondi et complet qui comprend:

  • L’observation du cheval en train de trotter en ligne droite et sur le cercle
  • L’observation du cheval en train de trotter après des tests de flexion
  • Un examen physique des quatre membres et du dos
  • Une évaluation de l’effet d'injections d'anesthésiques locales sur la boiterie du cheval
  • un examen d'imagerie médicale spécifique à la région suspecte à l’origine de la boiterie et localisée par les examens précédents

A la suite de ces évaluations, le vétérinaire posera alors un diagnostic précis, et proposera un traitement approprié et efficace tout en établissant un pronostic de rétablissement.

Pendant l’examen de boiterie, le clinicien peut être amené à utiliser un outil technologique lui permettant d’évaluer une boiterie subtile et/ou complexe : Le Lamenes LocatorTM.
Il s’agit d’un outil équipé de capteurs mesurant l’inertie par un réseau sans fil, et permettant à un système informatisé de détecter et d’analyser les asymétries subtiles de la marche.

⇒ Un examen de boiterie et d’imagerie peut fréquemment durer une journée entière.

Quelques pistes de traitement…

Une boiterie peut être traitée par des méthodes conservatives et non chirurgicales ou par des méthodes chirurgicales.
Les méthodes non chirurgicales comprennent les techniques de ferrage orthopédique, les injections thérapeutiques intra-articulaires, les injections intra-tendineuses (injections de cellules souches ou de plasma), et le repos.
Les méthodes chirurgicales comprennent par exemple l'enlèvement et le débridement sous arthroscopie de fragments osseux ou kystes osseux, sous ténoscopie de déchirures longitudinales tendineuses, et la réparation de fractures par un fixateur interne.

Quelles sont les précautions spéciales à observer jusqu’à la date de votre rendez-vous.

Assurez-vous que votre cheval est toujours bien boiteux le jour de sa consultation. En effet, certains chevaux arrivent mains ne sont plus boiteux le jour de la consultation parce qu'ils ont été mis au repos ou ont reçu un traitement auparavant.
L’absence de boiterie évidente peut rendre un examen de boiterie très difficile, voire impossible. Parfois, il est nécessaire de travailler le cheval les jours précédant votre visite à l'hôpital pour s’assurer que la boiterie est bien présente.
Notez enfin qu’un examen de boiterie et d’imagerie peut fréquemment durer une journée entière.

 

La clinique du pied

« Pas de pied, pas de cheval », vieux dicton mais bel et bien toujours d’actualité. En effet, si votre cheval présente un défaut d’aplomb, une corne déformée ou de mauvaise qualité, ou une ferrure inadaptée, il est très probable qu’il souffrira tôt ou tard d’une boiterie. Il est donc important de réagir rapidement et corriger ces défauts avant que les conséquences ne deviennent irréversibles.
Il s’agit d’un travail d’équipe entre vétérinaire et maréchal ferrant qui apporte chacun leur expertise spécifique. Pour cela nous vous proposons des consultations « clinique du pied » tous les mercredis, avec un de nos 4 maréchaux conventionnés sur place.

Les symptômes qui doivent amener à consulter

Si vous ou votre maréchal observez un défaut d’aplomb ou une anomalie de la corne qui persiste malgré les mesures déjà prises par votre maréchal et/ou votre vétérinaire, ou si votre maréchal souhaite un avis vétérinaire.
Si vous consultez à l’initiative de votre maréchal, nous l’invitons à assister à la consultation pour discuter du cas de votre cheval avec les vétérinaires et les maréchaux conventionnés.

Un autre motif de consultation peut être une boiterie localisée dans le pied. Dans ce cas votre cheval sera d’abord vu en consultation de boiterie (voir ci-dessus). Puisque la maréchalerie orthopédique joue un rôle important dans l’arsenal thérapeutique des boiteries, votre cheval sera ensuite vu en clinique du pied, et selon le diagnostic on déterminera la ferrure la mieux adaptée pour lui.

Quels examens / quelle chirurgie va-t-on faire ?

L’examen clinique orthopédique consiste en une observation et une palpation du pied. On observera également la manière de se déplacer du cheval.
Même si votre cheval ne boîte pas, un examen radiographiques du/des pied(s) sera probablement proposé afin de déterminer avec exactitude la position des phalanges par rapport à la boîte cornée et ainsi guider le parage et le choix de la ferrure.
Si on observe une boiterie, des examens d’imagerie plus poussés (Echographie, IRM) seront éventuellement proposés en plus de la radiographie afin d’établir un diagnostic le plus précis possible et ainsi choisir un fer orthopédique adapté à la pathologie de votre cheval.

Quelques pistes de traitement...

Votre cheval quittera la clinique avec une prescription de maréchalerie concernant son parage et sa ferrure, si votre maréchal n’a pas pu être présent lors de la consultation. S’il a des questions, nous l’invitons à contacter la clinique afin d’en discuter à vive voix avec le vétérinaire qui a vu votre cheval. Selon le cas, des instructions vous seront données concernant le type d’exercice à faire faire à votre cheval, les sols sur lesquels il doit évoluer, et des éventuels traitements médicaux.

Quelles précautions observer jusqu’à la date de votre rendez-vous ?

Si le cheval boite, ne lui donnez pas de traitement anti-inflammatoire les jours précédents la consultation (sauf boiterie sévère), car ce traitement pourrait masquer les symptômes et rendre le diagnostic difficile.
N’enlevez pas ses fers avant de venir, l’état de son ancienne ferrure nous donnera des informations importantes. De plus, lors de l’examen en mouvement du cheval il risque d’être gêné s’il n’a pas l’habitude d’être déferré.

Reproduction

  • L'infertilité
  • Suivi de poulinage

Urgences et soins intensifs

L'état de votre cheval nécessite une prise en charge urgente ?

Le service d'urgence de la Clinéquine est ouvert 24H/24 - 365J/365

C'est votre vétérinaire qui doit nous référer votre cheval en urgence. En contactant soit :

Du lundi au vendredi de 8h30 à 12h30 et de 13h30 à 18 heures
notre secrétariat au 04 78 87 26 77

En dehors de ces plages horaires, appeler le 06 32 63 06 12

Votre cheval sera pris en charge immédiatement, dès son arrivée dans notre clinique par un vétérinaire-Résident de triage accompagné de deux vétérinaires-Internes. Après un examen complet une proposition thérapeutique vous sera faite par un clinicien-urgentiste. Le cheval, une fois stabilisé médicalement ou opéré, pourra être mis sous soins intensifs de jour comme de nuit. C'est ainsi toute une équipe de cliniciens en anesthésie-réanimation, chirurgie et médecine qui se relaye tout au long de l'année pour vous offrir un service complet permettant d'accepter aussi bien un cheval en colique qu’un polytraumatisé suite à un accident de la route.